Un cercle ouvert
Regardez bien : le tracé ne se referme pas complètement. Dans la tradition taoïste, cette ouverture est essentielle — elle laisse passer le souffle, le possible, ce qui n'est pas encore. Un cercle parfaitement fermé serait une prison ; un cercle entrouvert est une invitation.
Un cercle tout de même
On commence et on finit au même endroit. L'art, la vie, les chansons, les livres — tout cela trace des boucles. On revient toujours à soi, mais jamais identique. Ce qui était un point de départ devient un point d'arrivée, et l'arrivée rouvre un chemin.
Le yin et le yang
Les opposés ne s'affrontent pas, ils se répondent. Le noir porte en lui une goutte rouge, le rouge porte en lui une goutte noire. Rien n'est pur, rien n'est séparé. C'est la leçon taoïste la plus simple et la plus difficile à vivre.
Les quatre éléments
Au cœur du symbole, l'eau et le feu — les deux forces premières, celles qui façonnent et celles qui transforment. Autour, les entrelacs celtiques — la terre, racine et mémoire, tressée dans la continuité des ancêtres. Et partout, le vide noir ou blanc qui sert de fond — l'air, l'espace où tout peut advenir.
Eau. Feu. Terre. Air. Ce quatuor traverse presque toutes les cultures humaines, du Japon aux druides, de l'Égypte aux Amériques. C'est peut-être là que réside l'universel : non pas dans une vérité unique, mais dans les motifs que toutes les traditions redessinent, chacune à sa manière.
Ce logo me définit parce qu'il dit ce que je cherche à faire en musique, en poésie, en mots : tenir ensemble les contraires, honorer les racines sans s'y enchaîner, et garder le cercle ouvert pour que quelque chose de vivant puisse entrer.